Formation professionnelle et académique

28 Juin 1979

Docteur en médecine, chirurgie et obstétrique, grande distinction

Université Libre de Bruxelles, Belgique

1 Juillet 1980

Concours d’Internat des hôpitaux psychiatriques d’Île-de-France

Ministère des Affaires sociales et de la Santé, France

12 Juillet 1984

Certificat d’études spécialisées en psychiatrie, option psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent

Université Paris 6 – Pitié-Salpêtrière, Paris, France

16 Décembre 1985

Certification de spécialiste en neuropsychiatrie (option psychiatrie)

Ministère de la Santé publique et des Affaires familiales (Belgique)


2007 – 2018

Maître d’Enseignement (14h, séminaire de formation à la relation médecin-patient, Med 5)

Faculté de Médecine de l’Université Libre de Bruxelles, Belgique


2006 – 2026

Promoteur du Certificat d’université en psychothérapie de l’enfant, de l’adolescent et de la famille

Facultés de Médecine et de Psychologie de l’Université Libre de Bruxelles, Belgique

Responsabilités institutionnelles et associatives

  • 1991 – 1999 – Vice-président, European Society for Child and Adolescent Psychiatry (ESCAP)
  • 1996 – 1999 – Président du conseil d’administration, Plate-forme pour la Santé Mentale de la Région de Bruxelles
  • 1998 – 2008 – Vice-président, Ligue bruxelloise francophone pour la santé mentale
  • 2014 – 2026 – Secrétaire de l’Association européenne de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent (AEPEA) et ancien président de la section belge
  • 2013 – 2015 – Directeur scientifique, contrat de service Adocare (réseaux intégrés de soins de santé mentale pour adolescents)
  • 2011 – 2021 – Directeur de la Revue belge de Psychanalyse
  • 2021 – 2026 – Président de l’Association pour les Publications et la Recherche Psychanalytiqyues (APRP asbl)

Responsabilités exercées dans des institutions de soins

  • 1991 – 1994 – Direction médicale du Service Médico-Psychologique du Centre Hospitalier Universitaire Saint-Pierre (Bruxelles)
  • 1994 – 2008 – Direction du Service de Santé Mentale de l’Université Libre de Bruxelles
  • 2008 – 2010 – Chef du Service de pédopsychiatrie de l’Hôpital Universitaire des Enfants – Reine Fabiola

Pratique des supervisions

  • Supervisions et coachings de postes à responsabilités organisationnelles
  • Supervisions de petits groupes cliniques
  • Supervision d’équipes institutionnelles

Pratiques de formations

  • Organisation et animation de cycles de séminaires scientifiques
  • Séminaires de formation pour les professionnels et les équipes institutionnelles
  • Enseignement et transmission dans les programmes de formations milieux psychanalytiques et cliniques

Publications

Jean-Paul Matot est l’auteur de nombreux livres, chapitres et articles dans le domaine de la psychanalyse, de la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et de la pensée clinique contemporaine. Ses publications s’étendent sur plusieurs décennies et explorent des thèmes tels que le début de la vie psychique, la relation corps-psychique, les processus institutionnels et les dimensions écologiques de la subjectivité.

Livres

Eléments de psychanalyse terrienne. Penser l’inconnu anthropocène

L’Harmattan, Paris, 2025

De l’informe aux configurations psychiques.  (Dé)peindre les processus

L’Harmattan, Paris, 2022

Le Soi-disséminé. Perspective écosystémique et métapsychologie

 L’Harmattan, Paris, 2020

L’Homme décontenancé. De l’urgence d’étendre la psychanalyse

L’Harmattan, Paris, 2019

L’enjeu adolescent

Presses Universitaires de France, Paris, 2012

La psychanalyse : une remise en jeu

Presses Universitaires de France, Paris, 2010

La construction du sentiment d’exister

L’Harmattan, Paris, 2008

Les premiers entretiens thérapeutiques avec l’enfant et sa famille

Dunod, Paris, 2007, 273 p.

Chapitres

Durieux M-P., Matot J-P (2026), Le travail thérapeutique avec les parents. Réflexions à partir des écrits cliniques de Winnicott

in : Joly F. (dir), Les grands cas de la psychanalyse de l’enfant et de l’adolescent, Paris, In Press (à paraître)

Matot J-P (2025), Quatre propositions pour une psychanalyse terrienne

in : Sinanian A. et coll., Crise écologique et crise des institutions, Paris, In Press (à paraître)

Matot J-P. (2024) : Des enveloppes aux configurations psychiques

in : Mellier Denis, La clinique des enveloppes psychiques. Du traumatisme à la transformation ; Paris, In Press

Matot J-P. (2018) : Figures et formes du deuil dans le travail d’écriture d’une cure psychanalytique

in : Chiantaretto J-F., Matha C., Neau F., L’écriture du psychanalyste, Paris, Hermann, 267-277

Matot J-P., Deboutte D. : La psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent en Belgique

in : Ferrari P.,Traité européen de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent. Flammarion, Paris, 2012

Matot J-P. : De l’agitation à la cogitation, la question des liens

in : Lazaratou E., Golse B. (dir) : De l’inhibition à l’hyperactivité. Presses Universitaires de France, Paris, 2012

Matot J-P., Hirsch D. : Aspects psychologiques du choix d’études dans l’enseignement supérieur

in : Thys-Clement F., Verrept M., Louryan S. : Universités, Hautes Ecoles : Quelles synergies ? Ed. de l’Université de Bruxelles, coll. Education, 2001, 194 p

Matot J-P., Verbeeck B., Hayez J-Y. : Child and adolescent psychiatry in Belgium

in : Remschmidt H., Van Engeland H. : Child and adolescent psychiatry in Europe ; eds. Steinkopff Verlag, Darmstadt, 1999

Matot J-P., Gossart R. : Le développement de l’adolescent et les aspects psychologiques de la transition vers l’enseignement supérieur

in : Thys-Clement F., Verrept M., Louryan S. : Enseignement secondaire, enseignement universitaire : quelles transitions ? Ed. de l’Université de Bruxelles, coll. Education, 1999

Matot J-P. (ouvrage collectif) : Le désir de soigner

in : Conférences du Service Médico-Psychologique, 1994, 260 p.

Articles

Matot J-P (2025), La psychanalyse peut-elle entrer en politique? 

Le Coq-Héron, n°262 (à paraître) 

Abstract

Le décontenancement de l’humain questionne la partition réalité psychique/matérielle et invite à envisager un modèle où un ensemble de configurations psychiques, constituées par une pluralité de différenciations dedans/dehors et de fonctionnements transitionnels, issus du fond non différencié, rendraient mieux compte de l’adaptation à la diversité des niveaux de réalité. La catastrophe écosystémique, déstabilisant les métacadres de nos sociétés, nécessite de mieux prendre en compte nos parts symbiotiques, mais requiert aussi une « entrée en politique » d’une psychanalyse partageant une réflexion transdisciplinaire sur les rapports de l’humain à ses mondes.

Minotte P., Matot J-P. (2023) : De la séduction numérique.

Revue Belge de Psychanalyse, 80 : 87-109

Abstract

La séduction exercée par les technologies numériques fait intervenir une dimension magique qui satisfait – dans une certaine mesure – une illusion omnipotente. Elles estompent les limites entre communication sociale, jeu, information et aménagements identitaires, et occupent pour l’humain connecté une fonction prothétique qui fait communiquer des niveaux de réalités hétérogènes. La perception du temps et de l’espace se trouve modifiée, avec des vécus d’ubiquité, de simultanéité, d’accélération, mais surtout d’immersion, dont le négatif est les sentiments d’épuisement, de débordement, d’impuissance.
Les auteurs abordent plus particulièrement les jeux vidéo comme analyseurs des évolutions de la séduction consumériste numérique. Ils décrivent l’évolution des modèles économiques et des techniques de cette industrie, le jeu gratuit devenant un attracteur dont la rentabilité financière repose sur l’achat de services supplémentaires augmentant le plaisir des joueurs, et intervenant dans la reconnaissance au sein des communautés de joueurs.
Sur le plan de l’économie psychique, certains jeux vidéo offrent un contenant aux tensions internes, leur fil narratif apportant une dimension de symbolisation. Les réseaux sociaux, de leur côté, ont une fonction d’extension de l’espace intime vers un espace social virtuel partagé, installant une communication entre des enveloppes psychiques habituellement distinctes. Cette dimension peut entraîner une confusion des espaces psychiques, avec des effets traumatiques de « désintimité ». Une autre dimension de la séduction numérique réside dans le sentiment d’« existence » que peut donner l’appartenance à des « communautés » numériques, et dans l’autoconfirmation que procurent les algorithmes qui déterminent la sélection des informations et des offres « socialisantes » des réseaux. L’autre face de ces processus commerciaux est celle de « l’ombre numérique », cette identité masquée construite par les recueils de données des utilisateurs, « matière première » exploitée par les propriétaires des platesformes numériques.
Enfin, un autre envers bien matériel de l’accroissement exponentiel de la place du numérique dans les sociétés humaines réside dans son impact écologique : 3,7 % des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde en 2020 (en regard de 4,7 % pour le transport aérien). Les trois quarts de cette empreinte écologique sont liés à la fabrication des smartphones et ordinateurs, mais le développement annoncé de la 5G va amplifier la consommation et nécessiter une extension des centres de données des géants du secteur, grands consommateurs de ressources d’eau et d’électricité.

Matot J-P. (2018) : Décontenancement et position phobique à l’adolescence. 

Cuadernos de Psiquiatria y Psicoterapia del Nino y del Adolescente, 65, 2 : 21-30 

Abstract

Le décontenancement, c’est l’état psychique de qui sent soudain vaciller ses repères, s’ébranler ses certitudes, alors même qu’il ne s’y attendait pas. C’est un trouble dans la pensée, qui s’accompagne d’un vécu de confusion et d’incertitude dans le rapport au monde et à soi-même.
Le décontenancement résulte d’un écart qui se révèle entre l’expectation se situant dans la continuité d’une certaine réalité psychique où se trouvait le sujet à l’instant d’avant, en phase – pensait-il – avec son environnement, et la confrontation avec une modification imprévue de son vécu de la réalité de cet environnement. Le sujet se sent incertain de l’origine, en «lui-même» ou dans l’environnement, de cet écart, il hésite à l’attribuer à son état psychique personnel ou à la « réalité » de son environnement…

Matot J-P. (2018) : Le genre, le neutre et la filiation.

Editorial, Revue Belge de Psychanalyse, 72 : 7-10

Abstract

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Matot J-P. (2017) : L’adolescent face à Facebook. Enjeux de la virtualescence.

Note de lecture du livre d’A. Gozlan, Revue Belge de Psychanalyse, 71 : 11-115

Abstract

Voici un livre intéressant et plein d’idées utiles pour quiconque s’occupe d’adolescents. L’auteure, Angélique Gozlan, est psychologue clinicienne, docteure en psychopathologie et psychanalyse, chercheuse associée à Lyon 2 et Paris 7.
L’introduction situe les grands thèmes de son propos : dans une perspective développementale, elle propose le néologisme de « virtualescence » pour mettre en exergue « l’intrication psychique entre le virtuel et l’adolescence » et désigner « le processus par lequel l’adolescent trouve au sein de l’espace virtuel un espace de transformation de ses conflits pubertaires ». Elle montre comment le dégagement de l’actuel pubertaire et du corps charnel que permet la « virtualisation du sujet » constitue une dérivation temporaire qui préserve l’omnipotence mise à mal par le pubertaire (elle se réfère beaucoup aux travaux de Ph. Gutton) et, dans les bons cas, ouvre dans un second temps de nouvelles perspectives d’actualisation adolescente.
Au passage, l’auteure précise que le virtuel, constitutif d’un aspect de la réalité, est intimement lié à l’actuel, et ne doit donc pas être confondu avec le possible, le potentiel, à venir.
Une seconde perspective, plus métapsychologique, est abordée lorsqu’elle souligne que la condition de possibilité de cette virtualescence repose sur la négociation d’un retournement de l’interne à l’externe qui s’opère lors du passage périlleux de l’intimité à l’extimité (terme forgé par Lacan, repris dans un sens différent par Tisseron) sur les réseaux sociaux – sur Facebook en particulier – lorsque l’adolescent dépose des parts de son intimité sur le réseau…

Matot J-P (2017) : Un furieux désir de sacrifice. Le Surmusulman.

Note de lecture du livre de F. Ben Slama, Revue Belge de Psychanalyse, 70 : 133-137

Abstract

La question de la radicalisation violente et des actes meurtriers terroristes qu’elle génère interroge la manière de concevoir les liens entre la complexité des évolutions sociales (économiques, culturelles, politiques, idéologiques, historiques, sociologiques…) et la complexité de la construction identitaire et du fonctionnement mental des individus, en ce compris leurs avatars psychopathologiques. Cette interrogation ne concerne pas seulement les « psy-s » mais relève d’une véritable réflexion pluridisciplinaire prenant la mesure de l’étendue du désarroi contemporain. Les travaux consacrés à cette actualité très largement médiatisée de la « radicalisation islamiste » développent différentes thèses qui privilégient des grilles de lecture reflétant les champs de connaissances et les sensibilités idéologiques au sein desquels évoluent leurs auteurs.
L’enjeu dès lors est d’articuler ces perspectives partielles d’une manière qui à la fois favorise une appréhension globale de la complexité, mais qui permette également de faire évoluer les modèles et de construire de nouveaux paradigmes propices à l’adaptation et à la transformation des pratiques respectant les logiques propres à chaque domaine.
La radicalisation violente constitue en effet un point de rencontre entre plusieurs processus qui se situent à des niveaux différents de l’existence individuelle : le niveau de l’organisation de la personnalité, celui des liens familiaux, des groupes d’appartenance, celui de l’inscription institutionnelle et sociale (culturelle, économique, idéologique, religieuse, politique…)…

Matot J-P. (2015) : De l’hallucination négative au sexuel infantile.

Revue Française de Psychanalyse, LXXIX, 5 : 1708-17012

Abstract

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Matot J-P. (2015) : Hallucination négative et perte du sens de la réalité.

Adolescence, 94 : 849-857

Abstract

Hallucination négative et perte du sens de la réalité. Sur la base des difficultés thérapeutiques rencontrées dans le traitement d’un épisode de dépersonnalisation-déréalisation chez un adolescent de dix-sept ans, l’auteur développera plusieurs hypothèses sur la place, l’origine et les effets de l’hallucination négative dans l’émergence psychotique de l’adolescent.

Matot J-P. (2013) : Infinir l’adolescence.

Revue Française de Psychanalyse, LXXVII, 2 : 459-473

Abstract

« il y avait dix-neuf ans que la cicatrice de Harry avait cessé de lui faire mal. Tout était bien. »

J.K. Rowling clôture sur cette phrase la saga Harry Potter. L’épilogue de cinq pages montre le départ des enfants de la « génération Harry » pour l’école des sorciers de Poudlard. Ils s’appellent Albus Severus, James, Rose, Hugo, Teddy, Victoire, Lily, ils portent les noms de la génération de leurs grands-parents et la scène du départ, sur le quai de la gare de King’s Cross, transpire de sentimentalité familiale étouffante. Les parents encombrent leurs enfants de souvenirs idéalisés, le poids de la répétition et des legs transgéné- rationnels est valorisé et accepté, chacun joue son rôle dans la conservation et la reproduction des vieux schémas : « Oh, ce serait merveilleux s’ils se mariaient ! murmura Lily avec ravissement. Teddy ferait vraiment partie de la famille. »

Sept tomes d’une exceptionnelle créativité pour en arriver là ! Sept années d’élaboration progressive de la destructivité à travers l’affrontement des noyaux mélancoliques et la réduction progressive des clivages mutilants (Durieux, Matot, 2012)… S’agit-il ici, pour l’auteur, de « finir » l’adolescence, ou d’en finir avec elle ?

Durieux M-P., Matot J-P. (2012) : Variations psychanalytiques sur les aventures de Harry Potter. 

Revue Belge de Psychanalyse, 61 : 149-181

Abstract

Dans cet article, les auteurs analysent la saga de Harry Potter au fil des sept tomes du roman de J.K. Rowling sous deux angles principaux : -Les relations et aventures des différents personnages, dans un monde magique parallèle au monde réel, peuvent être lues comme une description métaphorique des processus développementaux et défensifs au cours de la période adolescente de 11 à 18 ans. A travers les destins enchevêtrés de Harry et Lord Voldemort, les auteurs envisagent la clinique du processus adolescentaire lorsqu’il y a eu un passé traumatique marqué par des deuils précoces et des carences affectives, une transmission transgénérationnelle aliénante et des secrets familiaux. L’impact de leurs histoires infantiles, familiales et trangénérationnelles aura pour l’un et pour l’autre des issues différentes, affrontement d’un noyau mélancolique pour Harry, et développement d’une psychose paranoïaque pour Voldemort.

Matot J-P. (2012) : Adolescence, déconstruction et principe d’enchantement.

Revue Belge de Psychanalyse, 61 : 149-181

Abstract

Deux axes principaux me sont apparus successivement dans la réflexion que je mène ces dernières années sur les processus de développement à l’adolescence : la dimension de la déconstruction (Matot, 2010b, 2011a), et celle de l’enchantement (Matot, 2011c). Ces deux dimensions apportent un éclairage tant sur le développement normal que sur les pathologies psychiques de l’adolescence; l’élaboration des impasses de ces deux dynamiques est désormais centrale dans mon travail thérapeutique avec les adolescents et leur environnement.

L’arrière-plan de ces deux axes, leur profondeur, c’est l’inconnu : l’inconnu qui nous entoure, l’inconnu qui est en nous, l’inconnu qui est sous-jacent dans ce que nous entreprenons, l’inconnu qui fait le charme de notre travail thérapeutique. Nous vivons dans l’inconnu, tout le temps, partout, mais le plus souvent, nous n’y pensons pas. L’inconnu est la toile de fond de notre vie, elle est le cadre général dans lequel s’inscrivent les processus de déconstruction et d’enchantement.

Je ne pense pas que mon propos soit particulièrement original ni novateur. Il s’agit au contraire de relever des choses plutôt banales et communes, que nous expérimentons et mettons en œuvre le plus naturellement du monde. Ce qui cependant justifie de s’y arrêter, c’est que ces choses retiennent peu notre attention; elles restent la plupart du temps implicites, et ne reçoivent pas l’intérêt et l’attention qu’elles méritent, du fait même de leur banalité.

Le travail psychique à l’adolescence, c’est passer d’un monde à un autre, affronter l’inconnu. C’est ce processus que R. Cahn (1994, 2000) a qualifié de subjectivation. Ce terme est cependant ambigu, de par sa référence implicite au concept de sujet, et je lui préfère celui d’appropriation.

Matot J-P. (2011) : “Zum Raum wird hier die Zeit”. Un processus adolescent dans le « Parsifal » de Richard Wagner. 

Revue Belge de Psychanalyse, 58 : 103-116

Abstract

En 1857, Richard Wagner a 44 ans lorsqu’il conçoit une première esquisse de Parsifal. Il a surmonté depuis quatre ans (avec la publication des poèmes du Ring) la crise créatrice qui a suivi la création à Dresde de Tannhäuser en 1845 (il avait 32 ans) et l’écriture de Lohengrin en 1847 (à 34 ans). Le personnage de Parsifal avait déjà fait une première apparition dès cette époque dans l’œuvre wagnérienne, précisément dans Lohengrin : celui-ci se révèle à la fin de l’opéra comme étant le fils de Parsifal, héritier du Graal. Le cygne noir qui tire la nacelle de Lohengrin évoque d’ailleurs le cygne blanc abattu par Parsifal au début de l’opéra homonyme.

Wagner s’est établi depuis 1849 à Zurich avec Minna : il a dû fuir Dresde du fait de son implication dans les émeutes révolutionnaires de mai 1849. Le couple occupe la maison que met à sa disposition le mécène Otto Wesendonck.

Wagner reprend le projet de Parsifal en 1865, et ébauche le livret en prose. Il a rencontré l’année précédente le roi Louis II de Bavière, qui s’enthousiasme pour le grand projet artistique du Ring,éponge les dettes récurrentes du compositeur, et finance la création à Munich de Tristan et Isolde sous la direction de Hans von Bülow. Wagner séduit l’épouse de ce dernier, Cosima, fille de Franz Liszt, laquelle lui donne sa première fille, qu’ils prénomment Isolde. Minna, dont il s’est séparé 1862, et avec qui il n’aura pas eu d’enfant (elle avait fait une fausse couche peu après leur mariage), mourra un an plus tard.

Il faudra à Wagner onze années de plus pour se remettre à la composition de Parsifal. Nous sommes en 1876, le Festspielhaus de Bayreuth (construit grâce au mécénat de Louis II) vient d’être inauguré par la représentation complète de l’Anneau du Nibelung (L’Or du Rhin, La Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des Dieux). Wagner a 62 ans, il a finalement épousé six ans plus tôt Cosima, qui après Isolde – alors

Matot J-P. (2011) : Place des processus de déconstruction dans l’appropriation subjective à l’adolescence.

Psychiatrie de l’Enfant, LIV, 1 : 175-200

Abstract

Le rôle des processus de déconstruction dans l’appropriation subjective à l’adolescence Dans les perspectives psychanalytiques actuelles, l’un des axes centraux du développement à l’adolescence est envisagé comme un processus subjectif d’appropriation qui ne peut être conçu que comme une deuxième période de déconstruction préliminaire. La déconstruction est souvent vécue par les adultes, et secondairement par les adolescents eux-mêmes comme violentes, bien que cette violence, qui est profondément structurante, constitue une condition de croissance psychique et de développement personnel authentique avant tout. En fait, il répond à la violence inhérente au contrat narcissique primaire. La distinction entre déconstruction et destructivité constitue une condition d’appréciation des dynamiques en jeu pendant l’adolescence qui préservent leur potentiel de vitalité et de créativité aussi bien qu’elles le peuvent. De ce point de vue, au niveau de la théorie psychanalytique, il est important de dissiper la confusion introduite par Freud à partir de 1920 entre les processus de liaison-déconnexion, une partie inhérente du développement et de la pensée, de la gamme de la destruction. Les mouvements de déconstruction à l’adolescence concernent le corps, les liens avec les parents et les modalités des relations avec les structures sociales. Ils peuvent être entravés par les limitations liées aux capacités spécifiques à l’adolescence ainsi qu’à différentes formes de tabous. Ils peuvent également se détériorer dans le sens de la destructivité. À cet égard, la différenciation entre les mouvements de déconstruction qui tentent de transformer les liens objectifs et ceux qui visent à les abolir est importante sur les niveaux clinique et thérapeutique. Cette différence est illustrée par la comparaison entre deux films traitant de la révolte des adolescents, Rebel without a Cause et Into the Wild.

Matot J-P. (2010) : Place de l’agressivité primaire dans les processus de déconstruction et d’appropriation à l’adolescence.

 Enfances, Adolescences, 18, 67-77

Abstract

No Abstract Available

Matot J-P. (2008) : Réflexions sur la dimension groupale de la pratique psychanalytique individuelle.

 Revue Belge de Psychanalyse, 55 : 73-94

Abstract

No Abstract Available

Matot J-P. : Le rebelle et le sauvage : créativité et destructivité dans l’appropriation subjective à l’adolescence.

La marque jeune. Brochure de la Médiathèque de la Communauté Française de Belgique, pp 62-76

Abstract

No Abstract Available

Matot J-P. (2002) : L’adolescence entre la vie et la mort.

Enfances, Adolescences, 3 : 87-96

Abstract

No Abstract Available

Matot J-P. (2002) : Quelques variations sur l’amour des enfants

L’amour, Cahiers de Psychologique Clinque, 19 : 119 – 151

Abstract

La lecture de deux biographies de Benjamin Britten laissent apparaître des liens entre l’histoire familiale du compositeur, son choix d’objet amoureux et son investissement de la musique. En particulier, la manière dont l’attirance homosexuelle pour de jeunes adolescents est élaborée par Britten à travers son œuvre, permet de discerner trois temps forts qui correspondent à des moments féconds de ce douloureux travail interne qui trouve une issue créatrice dans trois opéras majeurs : « Peter Grimes », « The Turn of the Screw », « Death in Venice ».

De Buck C., Matot J-P. (2002) : Réflexions autour d’une pratique de psychothérapie 
psychanalytique de groupe pour enfants en institution ambulatoire. 

 Enfances, Adolescences, 4 : 81-100

Abstract

No Abstract Available

Matot J-P. (2000) : La famille et l’adolescent : la transmission de l’existence.

Revue Belge de Psychanalyse, 38 : 19 – 34

Abstract

Le processus de définition identitaire à l’adolescence nécessite un étayage familial discret mais robuste dont un aspect important réside dans la disponibilité pour l’adolescent(e) d’une représentation préconsciente de la vitalité de ses parents correspondant à la réalité perçue, chez ceux-ci, d’une possibilité de satisfaction pulsionnelle suffisante respectant le fonctionnement différencié des instances psychiques. C’est cet étayage, que je nomme ici transmission de l’existence, qui s’oppose au sentiment de l’absurdité de la vie, particulièrement vif et parfois extrême à l’adolescence. Une citation d’un des premiers textes du poète René Daumal illustre cette dialectique entre sentiment de l’absurde et sentiment d’exister, qui se retrouve au coeur des oeuvres de Sartre et Camus. Quelques éléments biographiques concernant ces deux auteurs permettent de mettre en évidence la similitude d’une configuration familiale peu propice à la transmission du sentiment d’exister. La référence à la réalité de l’être comme organisateur de la rencontre thérapeutique avec l’adolescent, s’appuyant sur les travaux d’André Alsteens, permet de proposer quelques éléments susceptibles de faciliter le renforcement ou la restauration d’un sentiment d’exister chez l’adolescent.

Matot J-P. (2000) : La pratique de la psychanalyse et de la psychothérapie à l’adolescence en Belgique.

Adolescence ; 18, 1 : 249-255

Abstract

No Abstract Available

Matot J.-P. (1994) : De « Vendredi » aux « Météores » : à propos du thème gémellaire chez Michel Tournier. 

Evolution Psychiatrique, Paris, 2 : 337-345

Abstract

No Abstract Available

Matot J.-P. (1990) : Syndrome dépressif, problématique dépressive et abord de la position dépressive à l’adolescence. 

Neuro-Psychiatrie de l’Enfance et de l’Adolescence, Paris, 38 : 479-484.

Abstract

Cet article envisage l’interet de differencier cliniquement les syndromes depressifs des autres tableaux cliniques exprimant une problematique depressive a l’adolescence

Matot J.-P., Durieux M-P., De Buck C. (1990) : A propos du suicide d’un adolescent.

Psychanalyse à l’Université, Paris, 1990, 15 : 71-77

Abstract

No Abstract Available

Matot J.-P. (1987) : Le juge-pénitent. Variations masochiques et narcissiques sur le thème de La Chute d’A. Camus. 

Revue Belge de Psychanalyse, 1988, 12 : 77-84

Abstract

Les rapports entre les formules masochistes, perverses ou « morales », et la pathologie du narcissisme sont brièvement évoqués, pour introduire la discussion d’une dynamique relationnelle décrite par Albert Camus dans « La Chute ». La figure du « Juge-Pénitent », incarnée dans une vignette clinique, attire notre attention sur un retranchement narcissique usant d’un masque masochique, qui tend à pervertir d’emblée la relation et peut aboutir très rapidement à une impasse thérapeutique.

Matot J.-P. (1988) : Déchiffrages. 

Revue Belge de Psychanalyse, 1988, 12 : 77-84

Abstract

No Abstract Available

Matot J.-P. (1984) : Filiation problématique, roman familial et secret.

Psychiatrie de l’Enfant, Paris, 27, 2 : 523-538

Abstract

No Abstract Available

Thèmes de recherche

Vidéos

Trois axes d’une psychanalyse terrienne

6 vidéos réalisées avec Jean-Pierre Pireaux

Juin 2026

Vers une psychopathologie de la complexité. Perspectives psychanalytiques

Journée de travail internationale organisée par la section belge de l’AEPEA

Bruxelles | 18 Juin 2021

Présentation du Soi-Disséminé sur Fiera delli paroli

avec Bernard Golse et Mirella Baldassare

Padova, Italia | 16 Feburary 2021

Séminaire De l’informe à la topique du Soi-Disséminé 

Introductions théoriques

Belgique | 25 Septembre 2020

Prix Maurice Haber de la Revue belge de psychanalyse

À la maison de la Société belge de psychanalyse

Entretien sur Yapaka

Une interview répondant aux questions concernant le développement psychologique des enfants

Belgique | 25 Septembre 2020